Bataille
Bataille de l'Yser (1914)

La Belgique sauvée par la mer du Nord.

Bataille de l'Yser (1914)

Détails de la bataille

Lieu
  • Nieuwpoort
  • Diksmuide
  • Merkem
Date de début
18 octobre 1914
Date de fin
10 novembre 1914
Conflit
Première Guerre mondiale (1914-1918)
Parties belligérantes
Belgique
Allemagne
Forces en présence
75.000
85.000
Victimes
18.500 (3.000 morts)
28.000
Chefs des armées
Roi Albert Ier
Albrecht von Württemberg

Synopsis

À la mi-octobre 1914, les troupes belges en retraite prennent position derrière l'Yser, dernière défense naturelle du pays. Entre Nieuwpoort et Diksmuide, ils détruisent les trois ponts sur la rivière : à Sint-Joris, Schoorbakke et Tervate. À partir du 18 octobre, la véritable bataille commence, les Allemands traversant rapidement l'Yser et les Belges se repliant plus loin derrière la ligne de chemin de fer Nieuwpoort-Diksmuide.
Le 30 octobre, les Allemands percent les défenses derrière la voie ferrée à Ramskapelle et Pervijze. La défense belge est sur le point de s'effondrer. Mais l'aide arrive : celle des troupes françaises... et celle des eaux de la mer du Nord.
Quelques jours auparavant, au niveau du complexe de vannes et d'écluses "De Ganzenpoot" à Nieuwpoort, l'eau de mer avait commencé à s'infiltrer. Dans des circonstances normales, c'est là que s'effectue le drainage des polders vers la mer du Nord. Il a été décidé de faire le contraire et de laisser l'eau de mer pénétrer dans les polders à marée haute pour les inonder artificiellement.

©WHI

Les passages sous le remblai ferroviaire sont fermés pour que l'eau de mer puisse faire son travail.  Les Allemands voient l'eau monter tout autour d'eux et n'ont finalement pas d'autre choix que de se retirer derrière l'Yser. Pendant tout ce temps, Diksmuide est la seule position sur la rive droite de l'Yser encore aux mains des Belges et est héroïquement défendue.

Cependant, la ville est intenable et le 10 novembre, les dernières troupes belges s'en retirent. Seul l'Yser les séparera des Allemands pendant quatre ans. Au nord, les Belges étendent leurs positions derrière le talus de la voie ferrée et les Allemands plus loin derrière l'Yser. Entre les deux, une vaste zone inondée rend toute progression dans un sens ou dans l'autre impossible.

À l'issue de la bataille de l'Yser, la Belgique peut conserver un petit morceau de territoire inoccupé. Ce qui est encore plus important au niveau stratégique, c'est qu'avec l'eau de la mer du Nord, une percée allemande vers les ports du nord de la France a été évitée. Quatre années de guerre de tranchées débutent et, avec elles, le problème fondamental de la percée.

 

Littérature

BAUWENS Jacques, De IJzer. Het ultieme front, Leuven: Davidsfonds, 2008.

BOSTYN Franky, DE VOS Luc, SIMOENS Tom, WARNIER Dave, 14-18. Oorlog in België, Leuven: Davidsfonds, 2013, pp. 156-176.

VAN PUL Paul, Oktober 1914. Het koninkrijk gered door de zee, Erpe: De Krijger, 2004.

Vidéo sur la bataille