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Musée Grand Curtius de Liège / département des armes

Depuis 1885, est une des plus grandes et complètes collections d’armes à feu portatives au monde !

Musée Grand Curtius de Liège / département des armes

Informations sur le partenaire

Qui
  • Musée Grand Curtius de Liège / département des armes

Grand Curtius
En Feronstrée 136
4000 Liège
Belgique

Parmi les premiers du monde dans sa spécialité pour l'étendue et la diversité de ses collections !

Dès le milieu du 19e siècle, l'idée se fait jour de créer à Liège, un des grands centres mondiaux de l'industrie armurière, un musée d'armes. Les fabricants de la place finirent par s'entendre pour réunir une partie de leur production et de leurs stocks dormants afin de réaliser d'abord une exposition temporaire en prélude à un musée qui deviendrait permanent.
Parallèlement, un important fabricant à la retraite, Pierre Joseph Lemille (1811-1882), entamait des démarches avec l'administration communale afin de céder à celle-ci sa résidence particulière, l'ancien hôtel de Hayme de Bomal, qui abriterait sa propre collection d'armes militaires, civiles et de traite, comportant 571 pièces. Le Musée d'Armes tant attendu y fut inauguré le 19 juillet 1885 et les collections d'armes, sans cesse accrues, y demeurèrent, exposées au public, jusqu'en l'an 2000.
C'est alors que débutèrent les travaux du nouveau complexe muséal « Grand Curtius », ainsi que la délocalisation provisoire des armes (2010) dans des locaux périphériques érigés sur le site.

À présent, une large sélection des collections, mieux conforme à leur richesse et à leur diversité, est en fin de redéploiement. Celles-ci trouvent désormais leur place dans le « Palais Curtius », somptueuse demeure, construite vers 1600 pour un munitionnaire et métallurgiste liégeois d'envergure européenne, Jean de Corte dit Curtius.

Les collections du Musée d'Armes comprennent des armes à feu, des armes blanches, des munitions et des accessoires relatifs à leur usage et à leur technique.

Elles proviennent de tous les continents et de tous les pays, allant de la préhistoire à l'époque actuelle. Elles constituaient dès l'origine une sorte de conservatoire des arts et métiers de l'armurerie civile et militaire. Mais depuis la seconde moitié du 20e siècle, elles se sont diversifiées vers d'autres objets connexes, dans le souci d'intéresser un public plus large aussi bien que les spécialistes. Classiquement, elles trouvent leur origine dans des dons et des achats.

  • Les dons représentent, dès l'origine et depuis lors, une source importante et constante d'acquisitions. En premier lieu, ceux de collections déjà constituées : celle de Lemille, formant le noyau initial du Musée, du comte de Renesse (en 1885, une salle d'armes aristocratique remontant au 18e siècle), de l'armurier Renkin (environ 60 pièces, en 1885 et 180 de plus en 1926), d'Edmond Dresse de Lébioles (641 médailles et monnaies napoléoniennes, en 1966), de Pierre Solvay (256 armes et accessoires de chasse, en 1972 et 1974), de S. Allesen-Vernö (décorations danoises, en 1977).
    À ces apports fondamentaux s'ajoutent ceux de l'Etat belge, avec un transfert au Musée d'un ensemble considérable de matériel militaire de la Première Guerre mondiale et, de façon récurrente depuis les années 1930, d'armes recueillies ou saisies par les Parquets et transitant par le Banc d'Epreuve de Liège avant leur destruction.
    Périodiquement, le Musée a reçu des armes et des documents émanant de la Fabrique Nationale de Herstal ainsi que d'entreprises armurières en restructuration ou en liquidation.
    Quant aux dons plus spécifiques émanant de particuliers, modestes ou prestigieux, ils furent et demeurent légion.
  • Les achats constituent évidemment eux aussi une source fondamentale d'accroissement du patrimoine.
    Peu après son ouverture, le Musée fit ainsi l'acquisition, auprès du fabricant Auguste Francotte, d'une collection de 800 armes à feu de la plus haute importance technique et historique. À l'occasion de l'Exposition Universelle de Paris, en 1900, une série significative d'armes de chasse qui y étaient présentées fut encore achetée.
    En 1946, ce fut une partie de la collection Renkin (182 pièces) qui entra dans le patrimoine et, en 1974, quelque 350 armes de haute époque qui constituaient la collection de Roger Malengret Lebrun.
  • En outre, la bibliothèque spécialisée, rare en Belgique dans le domaine de l'armurerie, s'enrichit depuis la fondation par des achats (et des dons) de livres et de revues ainsi que d'archives d'anciens fabricants.
scénographie Grand Curtius - département des armes
L’exposition permanente s’articule autour de quatre espaces.

Le premier étage à visiter est paradoxalement le troisième, dédié aux armes blanches et aux protections. Les collections y sont présentées par regroupement de types d’objets, permettant au visiteur de comparer des objets d’un même type dans l’espace et le temps sur leur conception et leur usage. Cet étage est donc éclairé sous l’angle de la conception des objets, dans les deux sens du terme.
Le deuxième étage, dédié aux armes à feu militaires est traité sous un éclairage clairement historique, tactique et stratégique. Il permet au visiteur de découvrir les armes à feu des différents conflits depuis le 16e siècle.
Le premier étage, dédié aux armes civiles, est quant à lui, éclairé sous l’aspect technique et artistique des métiers de l’armurerie. Il permet au public de découvrir des dizaines de pièces souvent d’une valeur intrinsèque et historique d’une valeur incalculable.
Enfin, un dernier espace dédié à l’histoire de la poliorcétique se trouve dans la cour des canons. Il permet d’avoir un bref aperçu de l’histoire de l’art du siège au travers de ses engins jusqu’aux armes à poudre.

Le Musée d'Armes, devenu Département des Armes du Grand Curtius, est une institution municipale dont le bâtiment et la quasi-totalité des collections appartiennent à la Ville de Liège. Celle-ci en assure la gestion, en collaboration avec une Commission administrative qui, eu égard aux origines du Musée, de fondation privée, est également composée de représentants de l'industrie armurière ainsi que de particuliers désignés en raison de leur compétence en la matière.
Une association sans but lucratif, « Les Amis du Musée d'Armes de Liège », fondée en 1964, s'est d'abord occupée, avec la Ville de Liège, d'une première modernisation du bâtiment et de la présentation des collections. À présent, elle soutient l'action culturelle du Musée et participe à son rayonnement, notamment en publiant une revue scientifique : « Le Musée d'Armes ».

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